… ou plutôt, voici pour toi lecteur ce qu’il ne faudra jamais faire de tes petits doigts posés sur le clavier, qu’il soit en AZERTY, en BÉPO, … ou que tu utilises un logiciel de dictée, tout désireux que tu pourrais être de faire comme ces sites d’information (Clubic, Numerama, CNet, Ars Technica, Gizmodo, Lifehacker – les références ne manquent pas, et certains s’en sortent même très bien) à aviser tes compagnons de la blogosphère. L’article que je prendrai en exemple – parce qu’il faut toujours prendre un exemple désastreux pour montrer les faiblesses d’une rédaction -, à l’image du maître prodiguant une humiliation (sens premier : rendre humble) saine et formante du cancre, est l’un de ceux que j’ai pu voir passer au moins trois ou quatre fois dans mes flux aujourd’hui : Mozilla présente Thimble, un éditeur HTML hébergé, écrit par Guillaume Belfiore sur Clubic. S’il y a bien une chose que j’estime essentielle à la retransmission d’une information sur Internet – en dehors d’un usage adéquat de la langue – , c’est une broutille que les vieux sages, gardiens du temple du Web, ont appelée le lien hypertexte ; c’est une petite touche de couleur, venant parcourir l’article pour y disséminer quelques informations utiles, renvois, sources. En cela, cet article est le syncrétisme de la négation de ces principes rédactionnels. Je n’ai pu voir aucun lien vers une source, un site, ou le service en question. Rien, pas un poil de <a href=""></a> à l’horizon, nous lecteurs n’avons droit qu’à une information doctement distillée, sans moyen de vérifier ou tester par soi-même. Certes, il eut été difficile de ne pas m’embarquer dans une longue palabre concernant le service rédactionnel de certains « gros poissons » éjaculateurs précoces de l’information, explosant à chaque nouvelle release programmée depuis des lustres histoire de faire péter le SEO, mais tel n’était pas mon projet.
La semaine dernière, Mozilla annonçait le lancement du programme Webmaker.
Quand ? Où ça ? Comment ? Aurais-tu un lien pour étayer ce propos et que l’on puisse comprendre de quoi il s’agit ?
L’objectif de ce dernier est de sensibiliser les internautes aux technologies web afin de les encourager à concevoir leurs propres sites Internet voire leur première application en ligne.
Kamoul… Non, mais presque. Il ne manquerait qu’un exemple pratique, plus qu’une conjecture, pour que le lecteur puisse un peu comprendre ce que l’auteur tente de lui communiquer.
La fondation lançait ainsi un appel à la communauté afin de mettre en place des réunions locales et concevoir les outils nécessaires permettant de rapidement se familiariser avec le HTML, le CSS et le JavaScript.
Si toi internaute qu’il faut sensibiliser aux technologies web tu ne sais pas ce qu’est l’HTML, le CSS ou le Javascript, tu peux aller te faire péter la rondelle (entre amis).
Webmaker a déjà porté ses fruits et voici désormais une première application web baptisée Thimble.
Nous sommes sensés découvrir par nous même cette adresse, bien évidemment, ça serait trop simple sinon.
En revanche, pour chacune des balises HTML ou des propriétés CSS l’application retourne des informations issues du lexique de developer.mozilla.org.
Là c’est le pompon : non seulement que l’application dont il est question n’est pas liée, que les captures d’écran jointes à l’article ont été effectuées avec Google Chrome (pour un projet de ceux qui poussent Mozilla Firefox, je trouve ça insultant), là nous avons droit à un lien, textuellement retranscrit, mais pas cliquable. Passez moi un gun.