Pour les 16 ans de ma sœur, notre mère m’avait demandé de monter un ordinateur de bureau pour elle. Pas un foudre de guerre, mais quelque chose qui lui permettrait de faire du travail bureautique auquel l’exposeraient ses études supérieures. C’était une machine à bas coût construite avec un kit d’évolution PC de materiel.net, début 2012 (déjà, purée), et on peut dire qu’elle a bien servi. Ce qui suit est l’extension de la diatribe initié sur GNU social.

Pièce Modèle
CPU Intel Core i3-2100 (3 Mo de cache, 3,1 GHz)
RAM Kingston ValueRAM DDR3 2 x 2 Go PC10600
MB MSI H61MA-E35 (B3)
HDD Seagate Barracuda 500 Go 7200.14 series
PSU Cooler Master Elite Power 400W
Boîtier Cooler Master Elite 342

Après avoir un peu chipoté à la machine lors d’un souper familial, j’ai repris le PC de ma sœur chez moi histoire d’être au calme pour passer son système d’exploitation de Debian Stretch à Buster, lui installer quelques jeux, et surtout lui installer du matériel que j’avais récupéré de ci de là :

Pièce Modèle
GPU MSI GeForce GTX 660 Twin Frozr 3 OC, à la place du circuit graphique intégré au processeur Intel
SSD Corsair Force Series LS 60 Go, la machine ne fonctionnant encore qu’avec un disque dur
AP ASUS PCE-AC51, dôtée de deux antennes pour capter correctement le WiFi familial
SYS_FAN1 Noctua NF-P12 à la place du ventilateur bruyant livré d’origine

Pour subvenir plus facilement aux besoins de la carte graphique de second souffle que je lui ai installée, une nVidia GTX 660, j’avais l’intention de remplacer l’alimentation de 400W par une plus puissante de 550W. Malheureusement, cette dernière faisait un bruit très dérangeant, comme s’il y avait quelque chose dans le chemin de la course du ventilateur. J’ai donc remis en place l’alimentation d’origine.

Parlant de ventilateur, le boîtier comportait un ventilateur de 120mm d’origine en entrée d’air. Cependant, à cause d’un fil trop court pour la connecter à la carte mère, ce dernier était branché directement sur l’alimentation. Il n’était donc pas possible de laisser la carte mère contrôler sa vitesse en fonction de la chaleur ambiante du boîtier. J’ai donc remplacé le ventilateur d’admission d’air par l’un des Noctua NF-P12 laissés de côté suite à un précédent bricolage de récupération, ventilateurs qui ont bien heureusement un très long câble de raccordement que j’ai finalement pu brancher sur la carte mère.

En continuant sur le refroidissement, j’ai aussi profité de l’occasion pour remplacer la pâte thermique sur le processeur, pâte qui était devenue relativement dure et plus vraiment conductive avec le temps. J’ai procédé à la même manipulation sur la carte graphique, vous pouvez voir mon précédent article pour avoir plus de détails quant au remplacement de la pâte thermique sur une (autre) carte graphique.

C’en était presque fini des interventions matérielles, ne me restait plus qu’à installer une carte WiFi ASUS PCE-AC51 que je n’utilisais plus (suite à son remplacement par un assemblage chinois acquis il y a peu, j’en reparlerai peut-être un jour) dans le dernier port PCI de libre et je pouvais enfin refermer le boîtier. L’intervention matérielle terminée, je pouvais me consacrer à l’intervention logicielle, dont passer de Debian Stretch à Debian Buster pour la tâche la plus importante, puis installer les pilotes rtlwifi_new pour que la carte WiFi soit à peu près mieux prise en charge.

Lors de la mise à jour de Debian, j’ai pu remarquer une lenteur à peine soutenable pour moi du système, surtout dans l’application des mises à jour de paquets dans le système de fichiers. Je résolu d’insérer un SSD de 60Go que je n’utilisais pas pour héberger la partition système, laissant le dossier utilisateur sur le disque dur de 500Go. Mais avant cela, je voulais mettre à jour le BIOS de la carte mère vers sa dernière version publiée en 2013 (qui ne risquait donc plus de changer).

Résultat final.

Cette carte mère MSI date d’une époque où les mises à jour du BIOS étaient livrées exclusivement au moyen d’un exécutable Windows, alors même qu’elle supporte la mise à jour depuis une clé USB, sans besoin de passer par le système d’exploitation. Plutôt que de chercher à décompresser l’exécutable pour récupérer le fichier de mise à jour, j’ai utilisé un disque dur que j’ai pour faire des maintenances où est installé un Windows 7 sans rien de préinstallé sinon quelques drivers, et lancé de là la mise à jour du BIOS. Quitte à mettre à jour des trucs, j’en ai profité pour télécharger l’utilitaire NVFlash et avec ce dernier flasher le dernier BIOS en date pour mon modèle de GTX 660.

Une fois la manipulation terminée, j’ai débranche le disque contenant Windows 7 et rebranché celui où était installé Debian. C’est alors que j’ai pu constater que la manipulation avait malheureusement effacé l’entrée UEFI idoine. Par conséquent, la machine ne trouvait aucun système d’exploitation installé et ne parvenait pas à démarrer.

J’aurais pu réinstaller GRUB en passant par une manipulation de sauvetage assez bien détaillée sur le wiki de Debian, mais j’ai préféré la méthode forte : installer une Debian Stretch toute fraîche sur le SSD que j’allais de toutes façons utiliser comme disque d’amorçage. J’ai donc téléchargé une image d’installation de Debian Testing que j’ai mise sur une clé USB et installé le tout presque à l’identique.

Buster c’est le nom du chien dans Toy Story ; le retrouveras-tu dans cette image ?

Puisque le dossier contenant les données d’utilisateur de l’installation précédente était encore sur le disque dur initial (j’avais paritionné le système pour que tout se retrouve dans une seule partition), j’ai suivi l’esprit de cette fiche concernant le déplacement de la partition home dans une partition dédiée. Ceci fait et après redémarrage, j’ai utilisé l’utilitaire GNOME Disques pour redimensionner la partition système afin qu’elle utilise tout l’espace restant disponible. Je ne m’attarderai pas à expliquer en détail la configuration de Debian, d’autres articles sont plus adaptés à cela.

Ceci fait, la machine de ma sœur était fin prête. Pour lui faire un petit cadeau, j’ai été puiser dans mes bibliothèques GOG ou Humble Bundle. Pour faciliter l’installation de ces jeux, j’ai redécouvert l’excellent ./play.it qui propose une collection de scripts qui produisent des paquets .deb prêt à être installés sur Debian.

Avis de recherche

Sauf que j’aimerais aussi lui faire un autre cadeau, d’où le titre de cet article : je cherche des pièces de remplacement pour le PC de ma sœur. En premier lieu, je recherche un processeur et des barrettes de RAM, mais fondamentalement je recherche tout ce qui permettrait de pousser au plus loin cette machine qui a 7 ans. Le budget à disposition est très serré, tendance il n’y en a pas, mais on aimerait bien éviter de devoir (r)acheter du matériel sur-emballé alors qu’il y a certainement ce qu’il faut qui traîne dans le fond d’un tiroir.

Pièce
Processeur Socket Intel LGA1155, plus puissant que son Intel Core i3-2100
Ventirad Compatible LGA1155 évidemment, celui d’origine ne recouvre même pas totalement le processeur
RAM max. 16 (2×8) Go DDR3-1600 MHz (DDR3-SDRAM PC12800)
SYS_FAN{2,3} 2 × ventilateurs de 80 ou 90 mm pour accentuer le flux d’air de la machine (un en admission, un en sortie d’air)

Si vous avez quelque chose qui fait l’affaire qui traîne dans le fond d’un tiroir, ça me permettrait de lui faire un chouette cadeau pour son anniversaire qui approche (dans un mois et demi). N’hésitez pas à me contacter pour qu’on en discute.

La famille vous embrasse déjà.