D’une certaine façon, j’espère sincèrement que cet article ne permettra aucune découverte, tant j’ai l’espoir que ce groupe soit connu et reconnu. Mais si ce peut être une découverte pour mes lecteurs, j’espère que ceux-ci savoureront autant que moi la qualité du groupe suédois Diablo Swing Orchestra (D:S:O pour les intimes), ce groupe d’avant-garde metal.

Selon moi, il s’agit d’une non-catégorie, d’un concept utile pour nommer ce qui est à peu près indéfinissable par sa mixité de genres ; j’y vois une joyeuse mixture d’influences aussi folles que variées, brassant le boogie, du chant lyrique, des mélodies symphoniques et orientales, le jazz, le folk, le rock psychédélique, un peu de gypsy, le tout mêlé d’accords lourds et puissants, d’une guitare qui ne lâche rien et nerveuse au possible, d’un violoncelle qui n’a rien envier à Apocalyptica, ou encore d’une batterie impeccable comme je les aime.

Tout un programme, et un sacré défi.

Non contents d’avoir livré au public déjà deux albums d’excellente qualité, The Butcher’s Ballroom et Sing-Along Songs for the Damned & Delirious, le premier des deux a été publié en téléchargement libre sur Jamendo. Peut-on espérer que le second album de Diablo Swing Orchestra l’y rejoigne bientôt ? Moi je l’espère, en tout cas.

Le 9 avril 2012, le groupe avait annoncé sur Facebook la sortie de Voodoo mon amour, le premier single de l’album, et pour moi c’était une première claque. Tout ce que j’avais pu aimer dans Diablo Swing Orchestra, que ça soit leur performance musicale ou leur univers, s’y retrouvait, avec force et dans une continuité parfaite : cette chanson était le digne successeur de ce que j’avais connu d’eux.

On touchait déjà à la perfection, j’étais comblé dans mes attentes avec un onzième de l’album seulement.

Mais j’étais loin de me douter de ce qui allait m’attendre, une fois que j’aurai mis la main sur cet album, sur les dix onzièmes restants. Avant la suite de l’histoire, je vous invite à écouter ce premier titre.

En effet, en ce jeudi 31 mai 2012, j’ai enfin pu écouter calmement et dans son intégralité Pandora’s Piñata. Voodoo Mon Amour en est la première piste, j’étais en terrain connu, ce qui laissait pourtant poindre une pointe d’angoisse : et si le reste n’était pas à la hauteur ? Et si la sauce ne prenait pas après une introduction aussi magistrale qui m’avait pris aux tripes ? Et si Diablo Swing Orchestra allait me décevoir ?

Pour être sincère, Voodoo Mon Amour peut être considéré comme une simple introduction à cet album. Une mise en bouche, en somme. Le reste la galette dépasse globalement ce titre, en puissance et en qualité, en expérimentations entre les extrêmes, avec quelques creux quelques peu décontenancées par quelques folies, des titres d’une douceur affolante, jusqu’à un final explosif et electro dont j’ai cru ne pas me relever.

Cet album est tout bonnement parfait, dans la continuité des précédents, leur faisant honneur mais les surpassant de loin.

Sur ce, je vais le réécouter. Et je vous invite à vous le procurer au plus vite. Petite note au passage, sur Amazon, les clients s’étant procuré l’album auraient aussi été intéressés par L’Enfant Sauvage de Gojira. Ils ont décidément du goût.