Bruxelles, la STIB. Pour 2012, la Société des Transports Intercommunaux de Bruxelles augmentera ses tarifs :
  • + 25,00% pour un trajet unique : 2,50€ ;
  • + 40,00%~ pour un trajet touristique ;
  • + 15,20% pour l’abonnement mensuel MTB : 45,50€ ;
  • + 14,70% pour l’abonnement annuel MTB : 476€ ;
  • + 15,50% pour l’abonnement mensuel STIB : 41€ ;
  • + 15,30% pour l’abonnement annuel STIB : 430€ ;
  • + 1,50 à + 2,20% pour les autres abonnements.
Ajoutez à ceci la suppression probable des aides régionales et communautaires pour les abonnements des étudiants, l’année 2012 va être douloureuse pour celui qui a l’outrecuidance d’utiliser les transports en commun. Celui qui casquera, ce sera « le pauvre », ou « l’écolo », ceux qui n’ont pas les moyens ou le temps de se taper les heures de bouchons dans le cœur de la ville. Ceux qui feront les frais, ce sont ces ignobles personnages qui ne passent pas à la pomper, afin de renflouer leur réservoir et les caisses de l’état, celui là même qui – finalement – doit bien se moquer de la couche d’ozone. En somme, le manque à gagner est trop grand : d’une façon ou d’une autre il faut taxer à tous les niveaux (accises ou augmentation du trajet), faire cracher au citoyen encore plus d’argent pour ses voyages, alors même que les transports en commun entrent dans une perspective de réduction des coûts du quotidien. Le résultat est le même : le coût de déplacement va exploser. Mais, au lieu de revenir à des moyens de locomotion beaucoup plus polluant, égoïstes, je propose que nous changions plutôt profondément notre façon de nous déplacer. Le modèle de locomotion à quatre roues et à combustible est pour moi un échec, complètement dépassé et non-optimal (cf. les embouteillages monstrueux aux heures de pointe). Même les transports en commun n’y échappent pas nécessairement. Ce sur quoi il faut absolument insister à mon avis, c’est non pas seulement l’accès simple et peu coûteux aux transports en commun qui devraient être une obligation publique, de même qu’une remise à plat de l’empreinte énergétique des véhicules qu’il faut étudier. C’est surtout, je crois, l’occasion de s’atteler à une politique de proximité, que ce soit pour le travail ou les commerces. J’estime qu’il y a une nécessité culturelle à renforcer l’implémentation locale, arrêtant de penser par schémas de centralisation ou de polarisation. Et venir à une solution qui finalement ne coûte que très peu : redevenir piéton.